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Lancée en décembre 2016 grâce à un financement du Fonds fiduciaire d'urgence de l'UE pour l'Afrique, l'Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants est le premier du genre à l’échelle mondiale visant à sauver des vies, à protéger et à assister les migrants le long des principales routes migratoires en Afrique.

Cette initiative fournit aux migrants qui décident rentrer dans leur pays d’origine une assistance au retour volontaire dans des conditions sûres, dignes et respectueuses des normes internationales en matière de droits de l’homme et du principe de non-refoulement. Travaillant en étroite coopération avec les acteurs étatiques et non étatiques, elle assiste également les migrants de retour à la réintégration dans leur pays d’origine basée sur une approche intégrée à la réintégration. Cette approche, axée sur le soutien aux migrants et à leurs communautés, offre également un potentiel d’appui au développement local et d’atténuation de certains facteurs de la migration irrégulière.

Elle est mise en œuvre dans 26 pays africains du Sahel et du Lac Tchad, de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique du Nord, avec lesquels d’étroites coopérations sont établies.

L’Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants vise à :

  • Améliorer la protection des migrants, fournir une assistance directe et soutenir le retour volontaire assisté des migrants bloqués le long des routes migratoires.
  • Soutenir le processus de réintégration des migrants de retour à travers une approche intégrée axée sur les dimensions économique, sociale et psychosociale et favorable à l’inclusion des communautés de retour.
  • Permettre aux migrants et aux migrants potentiels de prendre des décisions éclairées concernant leur parcours migratoire et sensibiliser leurs communautés sur la migration.
  • Améliorer les données sur les migrations et la communication sur les mouvements migratoires ainsi que sur les besoins et les vulnérabilités des migrants en vue d’appuyer l'élaboration des politiques et des programmes fondés sur des éléments factuels.
  • Renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques en matière de protection et de gouvernance des migrations.
  • Contribuer à la stabilisation des communautés à risque par la redynamisation de l’économie locale, l’amélioration de l’accès aux infrastructures socioéconomiques de base et le renforcement de la cohésion sociale.